
Chronique d’un Jardinier Haut Perché n°18

L'anecdote : Les drones pollinisateurs
Face au déclin de certains insectes, des chercheurs (notamment au Japon) ont mis au point des mini-drones de la taille d'un insecte, recouverts de crins de chevaux et de gel ionique, capables de transporter le pollen d'une fleur à l'autre. Si l'idée de remplacer la nature par des machines est un peu effrayante, elle montre jusqu'où l'homme est prêt à aller pour sauver ses cultures. Notre jardinier, lui, a décidé de tester une version beaucoup plus artisanale...

L'environnement & La biodiversité
Même au 18ème étage, la vie trouve son chemin, mais parfois les abeilles ont le vertige ou le vent souffle trop fort pour elles. Créer des stations de "ravitaillement" (fleurs mellifères) à grande hauteur est un défi. Pour aider la nature, notre jardinier mise sur une cohabitation entre le vivant et le mécanique : ses gadgets ne remplacent pas les insectes, ils les guident ou s'occupent des plantes les plus inaccessibles suspendues dans le vide.

Le détail insolite
Le "projet Pollen-Air" est lancé ! Notre jardinier a bricolé un vieux mini-drone de loisir pour en faire un assistant horticole. Il y a fixé un petit pinceau en poils de martre ultra-doux. Sa mission ? Aller chatouiller le cœur des fleurs de ses jardinières suspendues à l'extérieur de la rambarde, là où lui ne peut pas accéder sans risquer la chute. Le plus drôle ? Il pilote le drone avec un casque de réalité virtuelle, penché au-dessus de son basilic comme s'il pilotait un Airbus. Les passants en bas voient juste un petit engin bourdonnant qui semble faire des bisous aux fleurs, tandis que le jardinier, immobile avec son casque, ressemble à un astronaute égaré sur un balcon.
