Pour rappel
On n'est jamais trop prudent
Avertissement
Il en est des plantes
comme des champignons : parmi celles qui sont comestibles, certaines peuvent être confondues
avec des plantes toxiques. Si vous n'êtes pas un habitué des cueillettes sauvages, pour vous aider dans l'identification des plantes, il est conseillé de vous munir d'un guide de botanique.
Bien cueillir, bien consommer
La cueillette de plantes sauvages doit être faite avec discernement : des prélèvements modérés de plantes bien identifiées, dans des zones non polluées.
La consommation des plantes sauvages se fait, également, en connaissance de cause : riches en vitamines et protéines, elles possèdent, également, une haute teneur en sels minéraux.
Une consommation importante est déconseillées aux personnes sensibles, atteintes notamment de rhumatismes, arthrite, goutte...
Généralement, les feuilles des plantes sauvages se consomment crues, comme salade, lorsqu'elles sont tendres, c'est-à-dire jeunes et avant la floraison. Lorsqu'elles vieillissent, elles deviennent plus coriaces, et plus amères. La plupart gagnent, alors, à être consommées cuites (soupes, omelettes...). Selon les terrains sur lesquels elles poussent, et selon le climat plus ou moins sec, elles peuvent développer plus ou moins d'amertume ; à vous de vous faire une opinion sur leur saveur !
Il existe un certain nombre d'ouvrages pour nous guider !
Les nombreux ouvrages de François Couplan (Bonnes mauvaises herbes, La cuisine sauvage, Le régal végétal...)
Le chemin des herbes - Les plantes sauvages - Thierry Thévenin, ed. Lucien Souny
Sauvages et comestibles : Herbes, fleurs & petites salades - Marie-Claude Paume, ed. Edisud
L'équipe du forum JDN
Ajouté 16 minutes 54 secondes après :
Baies et petits fruits sauvages pour confitures d'hiver
Les cynorrhodons
Les cynorrhodons sont les fruits de certains rosiers (Rosa rugosa notamment) et de l'églantier (Rosa canina). ils sont délicieux en confiture ou en gelée. Ils restent sur l'arbuste tout l'hiver, ce qui rend la cueillette facile. Comme de nombreuses baies sauvages, on les récolte après les premières gelées (le gel attendrit le fruit).
Un passage au tamis après cuisson est indispensable pour débarrasser la pulpe des grains et des petits poils très irritants pour la peau et les muqueuses (ce n'est pas un hasard si le cynorrhodon est surnommé "gratte-*fessier*"...).
Sorbes
Les fruits du sorbier des oiseleurs, (ou sorbier des oiseaux, Sorbus aucuparia), ne sont comestibles qu'une fois blets, c'est-à-dire après avoir connu une période de gel, généralement en décembre.
Les sorbes donnent de délicieuses confitures, seules ou mélangées à d'autres fruits (pommes notamment).
Prunelles
Les prunelles, sont ces petites prunes sauvages violettes et sphériques couverte de pruine blanchâtre. Le prunellier (Prunus spinosa) est un arbuste épineux très commun. Les feuilles ressemblent à celles des pruniers domestiques.
Les fruits sont quasiment immangeables crus, tant ils sont astringents et amers, mais le gel leur fait perdre leur amertume et on en fait des confitures, des gelées ou des alcools savoureux.
Les gelées se font attendre ?
Un passage des fruits et baies au congélateur fait le même effet que les gelées : n'hésitez pas à cueillir fruits et baies sauvages mûrs dès que vous en avez l'occasion.