
Epimedium et Bernadette,
C’est toujours un plaisir de discuter.
A Epimedium tu parles de vigueur, je parle de résistance, je pense que nous parlons de deux notions un peu différentes mais qui s’entrecroisent. La vigueur se rapporte plus de la capacité de développement en terme de taille du pommier et en effet le porte greffe est alors une notion fondamentale, il y a une grande différence entre un franc et un m27 ou m26

et on ne peut plus alors faire marche arrière en se retrouvant avec un hippopotame dans un jardinet
La résistance est plutôt par rapport soit à un pathogène soit à des conditions de sols et de climat (stress hydrique, sols calcaire ou non) particuliers, là à la fois le porte greffe et le choix du greffon sont importants. Donc tu peux avoir un arbre peu vigoureux et diablement résistant et toutes les combinaisons possibles sachant que le but est l’adaptation correcte à l’environnement présent.
Je pense que les variétés anciennes ou les variétés de vergers un peu laissés à l’abandon ont eu un avantage sélectif de résistance, seuls les plus fort s’en sont sortis. En tant que professionnels, actuellement la courses à la plantation fait que beaucoup (pas tous) de producteurs, si il ont le choix entre un pommier résistant moyennement productif avec une mise à fruit un peu longue et un pommier moyennement résistant fort productif, vont aller vers le plus productif. Il y a des tentatives pour allier les deux mais nul n’est parfait. Nous en tant que particuliers c’est un peu différent car l’aspect production est moins présent, soit nous avons hérité de fruitiers déjà là sur nos terrains et pas forcément adapté soit nous choisissons en connaissance de causes ce que nous désirons et je ne te parle pas de l’achat coup de cœur du fruitier dont la jardinerie ne connaît même pas le porte greffe

Nous devons composer au mieux avec tout cela, mais je reste persuadé que suivre le cycle de l’arbre reste le plus doux pour lui
Pour revenir à mon histoire d’hippopotame, j’ai un pommier gigantesque dans un petit jardin et je sais que je ne pourrai jamais le transformer en nain, j’ai des voisins qui, ignorant ce concept élémentaire, ont massacré ainsi un magnifique poirier de plus de 8 m en voulant le rabattre trop...

ce n’est plus un arbre mais un trombone....qui produit encore mais dont la magnifique silhouette est brisée.
À Bernadette,

pour l’argile, cela protègera.