L’eau la moins coûteuse est souvent celle que l’on réussit à garder au jardin avant même d’avoir besoin d’arroser.
Quand les étés deviennent plus chauds et plus secs, on pense rapidement :
• cuve ;
• récupérateur ;
• réserve ;
• arrosoir.
C’est logique.
Mais au jardin, récupérer l’eau ne consiste pas seulement à la stocker dans une cuve.
Cela consiste aussi à :
• mieux la faire entrer dans le sol ;
• mieux la retenir ;
• mieux la répartir ;
• et éviter qu’elle ne s’échappe trop vite.
Car la meilleure réserve d’eau n’est pas toujours visible.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
La première ressource accessible reste l’eau de pluie récupérée sur les toits.
Quelques principes simples :
• installer un récupérateur sur une descente de gouttière ;
• prévoir un système stable ;
• éviter l’eau stagnante ouverte à l’air libre trop longtemps ;
• penser à la sécurité, à l’entretien et à la propreté des gouttières.
Cette eau est précieuse pour :
• les massifs ;
• le potager ;
• les jardinières ;
• les jeunes plantations.
Et elle permet de moins solliciter l’eau potable pour des usages que le ciel peut parfois prendre en charge gratuitement.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Une pluie utile au jardin est une pluie que le sol peut :
• absorber ;
• retenir ;
• restituer progressivement.
Or un sol compacté, nu ou pauvre en matière organique perd beaucoup plus vite ses bénéfices.
Pour mieux conserver l’eau :
• paillez ;
• laissez la terre couverte ;
• ajoutez régulièrement de la matière organique ;
• évitez la battance ;
• limitez l’imperméabilisation inutile.
Un sol riche en humus agit comme une éponge beaucoup plus efficace qu’un sol pauvre, durci ou brûlé par le soleil.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Quand une averse tombe, il peut se produire deux scénarios.
• Soit l’eau pénètre.
• Soit elle file.
Et parfois, dans les jardins très secs, très tassés ou en pente, l’eau ruisselle avant même d’avoir réellement profité au sol.
Quelques pistes utiles :
• casser le ruissellement ;
• garder des zones perméables ;
• couvrir les surfaces sensibles ;
• ralentir l’eau ;
• favoriser son infiltration plutôt que son évacuation immédiate.
Le jardin résilient de demain n’est pas seulement un jardin arrosé.
C’est aussi un jardin capable d’accueillir correctement les pluies quand elles tombent.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
On pense souvent que la gestion de l’eau passe uniquement par l’arrosoir.
En réalité, plusieurs alliés du jardinier agissent discrètement :
• l’ombre diminue l’évaporation ;
• les haies créent des microclimats ;
• les arbres abaissent la température du sol ;
• le paillage protège ;
• la matière organique améliore la rétention.
Ainsi, conserver l’eau de pluie au jardin signifie aussi :
garder plus longtemps les bénéfices d’une pluie, au lieu de devoir compenser ensuite par des arrosages répétés.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Une cuve est très utile.
Mais elle ne remplace pas :
• un sol vivant ;
• un jardin paillé ;
• des plantations bien choisies ;
• une gestion intelligente de l’ombre ;
• une infiltration correcte.
Sinon, on risque d’avoir :
• un jardin qui chauffe trop ;
• un sol qui sèche trop vite ;
• et une réserve qui se vide aussitôt.
La bonne stratégie n’est donc pas seulement :
« comment stocker plus d’eau ? »
mais aussi :
« comment faire en sorte que le jardin ait moins besoin d’en consommer ? »
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Dans un climat qui devient plus contrasté, il faudra apprendre à mieux valoriser chaque pluie.
Pas seulement en la récupérant dans une cuve.
Mais aussi en :
• la faisant entrer dans le sol ;
• la gardant plus longtemps ;
• réduisant les pertes ;
• et construisant des jardins moins gourmands en eau.
C’est souvent celle qu’on réussit à ne pas perdre.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Dossier JDN — Adapter nos jardins au nouveau climat
Cette fiche fait partie de notre dossier consacré aux solutions et expérimentations pour adapter progressivement nos jardins aux nouvelles conditions climatiques.
Accéder au dossier central et retrouver toutes les fiches
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━


dans la zone du message concerné.

