
Se meurent les beaux jours, l’âpre hiver va renaître,
Surprise, ce matin, les toits étaient gelés.
Je suivais du regard, derrière la fenêtre,
Le ballet incessant des oiseaux affolés.
Ces jours derniers le temps faisait chanter l’automne,
Le soleil était haut, très haut dans le ciel clair,
Aujourd’hui, c’est fini, l’azur nous abandonne,
L’aquilon violent glace le fond de l’air.
Sous le baiser mortel va succomber la rose,
Hier encore elle était la reine du jardin.
Cruelle, sans pitié, la nature dispose,
Le parterre odorant est fané ce matin.
Sur l’Indre le brouillard lentement s’effiloche,
Sur la berge, là-bas, les arbres défeuillés
Lèvent leurs bras au ciel, comme pour un reproche,
Frissonnant sous le vent qui les a dépouillés.
Un voile cristallin recouvre la tonnelle,
La fontaine est muette, et le banc délaissé,
Nous y avions jadis planté la pimprenelle,
Le temps nous était doux, que vite il a passé.
Mais foin des souvenirs, de la mélancolie,
Je ne puis, grâce à Dieu, rester triste longtemps.
Je préfère penser aux beaux jours de la vie,
Quand aux roses d’avril fleurira le printemps.

Avec l'aimable autorisation de Rénée-Jeanne (qui malheureusement nous à quitté) Merci de respecter sa volonté.
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