L’horizon est moins bleu, le soleil tarde encor.
Le jour se fait plus court, la nature plus sobre
Va bientôt revêtir l’habit de pourpre et d’or.
Au jardin engourdi les fleurs se sont fanées.
Quelques roses pourtant nous offrent leur splendeur.
Déjà de-ci, de-là, fument les cheminées.
L’odeur des feux de bois me réjouit le cœur.
Il pleut de temps en temps sur l’Indre qui paresse.
Des mouettes parfois s’y reposent un brin.
Les arbres jaunissants que la brise caresse
Vont perdre leurs attraits jusqu’au printemps prochain.
La pelouse reçoit les feuilles des érables
Qui sur le vert gazon achèvent de mourir.
Dans les bois alentour, les chênes vénérables
Vont se voir dépouiller avant que de périr.
La brume tôt le soir s’étend sur la campagne.
Quelques rosiers meurtris versent leur dernier pleur.
La chanson des bergers se tait dans la montagne.
La tristesse soudain vous prend alors le cœur

Avec l'aimable autorisation de Renée-Jeanne (qui malheureusement nous à quitté) Merci de respecter sa volonté.
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