Retour du jardin et du potager après un tour complet : C'est un cri du cœur que partagent je pense énormément de jardiniers aujourd'hui. Voir le fruit de ses efforts, de son temps et de ses investissements dépérir en direct à cause d'un climat devenu "fou", c'est profondément usant. Cette lucidité — celle de dire "j'arrête d'arroser à perte et je regarde ce qui survit" — n'est pas un aveu de faiblesse, c'est le début d'une nouvelle façon de jardiner, plus résiliante. En tous les cas c'est ma réflexion matinale (ça cogite depuis hier soir)
hier soir j'ai fait ENCORE quasi une heure d'arrosage intensif à l'arrosoir (1 dans chaque main) + eau de pluie pour tenter de sauver ce qui souffrait. Un constat amer m'a frappé : ma réserve est totalement vide. À l'époque, elle tenait sans problème les deux mois d'été complets. Aujourd'hui, nous ne sommes qu'en plein mois de juillet, nous traversons notre troisième vague de canicule depuis juin dans le Nord, et je n'ai plus une seule goutte d'eau de côté.
Dans le potager, hormis les salades, tout est en train de rendre l'âme. Dans le jardin d'ornement, les plantes s'effondrent les unes après les autres. Seuls semblent résister certains arbustes...
Franchement je refuse de devenir l'esclave d'un jardin sous perfusion, totalement dépendant d'une météo qui a changé à tout jamais. Arroser coûte que coûte en sachant pertinemment que c'est inutile sur le long terme ? C'est bon, j'arrête, vraiment !
J'ai décidé d'abdiquer. Je lâche prise, je range le matos (j'ajoute que le tarif "eau" à encore augmenté, tout comme l'électricité, le gaz...) et je laisse mon jardin me répondre lui-même. Je passe en mode observation pour voir qui, de la flore actuelle, survivra à cette période transitoire qui s'annonce encore plus chaude les années à venir. Point barre.
Cette réflexion n'engage que moi, elle vaut ce qu'elle vaut, mais elle me semble vitale pour l'avenir de notre passion commune. J'aimerais beaucoup savoir où vous en êtes, vous, dans vos jardins.
Allez un petit sondage pour réchauffer encore plus la planète (bin oui après le pet des vaches, c'est à notre tour d'être fautifs, disent-ils tout là haut dans leur jet privé
Merci de cocher la réponse qui correspond le plus à votre état d'esprit actuel :
1. Le combat continue : Je continue d'arroser et de protéger mes plantes coûte que coûte, quitte à ce que ce soit difficile et chronophage.
2. Le lâcher-prise (Comme moi) : J'arrête de forcer. Je stoppe l'arrosage massif et je regarde ce qui survit pour faire une sélection naturelle.
3. Le pivot radical : Je change dès maintenant ma façon de jardiner : j'arrache les plantes gourmandes et je ne replante que des variétés ultra-résistantes à la sécheresse (plantes méditerranéennes, paillage maximal, etc.).
4. Le découragement : J'avoue que la situation me dépasse, je réduis drastiquement la taille de mon potager ou de mes massifs pour moins subir.



et 


exemple il faut enterrer une cuve pour l'eau de pluie vu la taille des jardins chez nous il faudrait arracher tout ce qu'il y a dans mon jardin et encore pas sûr qu'il y a assez de place ou bien faire déverser directement toute l'eau dans notre jardin . On a un robinet dehors et bien il faut le retirer c'est interdit... La collectivité doit faire" une boite de branchement", , le siphon ou nous avons un robinet dehors doit être déconnecté, nos cuves doivent être déconnectées l n'y en a pourtant qu'une dont le trop plein coule vers les égouts,Mais comme c'est obligatoire uniquement à la vente on ne fera rien... 

