Bonjour à toutes et tous,
Adapter et organiser son arrosage
Le jardin doit être organisé en fonction des demandes spécifiques des différentes espèces végétales. En pratique, le sol doit être humide à une profondeur :
5 à 10 cm pour les pelouses,
10 cm pour les plantes à massif,
au moins 30 cm pour les arbustes,
au moins 50 cm pour les arbres de moins de 5 ans.
En terme de quantité idéale, les arbustes se contentent d’environ 40 L/m2 une fois par semaine, les arbres sensibles (de 3 à 5 m, plantés depuis 2 à 5 ans) demandent 70 L/m2 tous les 15-20 jours, les plantes annuelles et vivaces nécessitent une dizaine de litres par mètre carré tous les 2 à 4 jours, tandis que les pelouses exigent un sol humide sur 5 à 15 cm. Les plantes en bac se satisfont d’une hydratation permanente de leurs racines (profondeur de l’humidité à vérifier régulièrement).
Dans tous les cas, l’arrosage doit être adapté au sol et aux conditions climatiques : plus fréquent et à débit plus élevé sur sol sableux et/ou caillouteux (où l’eau s’infiltre rapidement), il doit être plus lent et plus espacé sur sol argileux (faible infiltration).
aménagement adapté :
Le vent participant beaucoup à l’évaporation, le dessèchement peut être limité par des brises-vent naturels (arbres, haies) ou artificiels, autour des plantes les plus fragiles. Les plantes et arbustes isolés peuvent être protégés d’une intense insolation par un ombrage adapté (parasol, toiles brise-vent ou association à d’autres espèces végétales). Le paillage constitue une bonne protection des plantations en cas de surchauffe estivale, au contraire d’un sol nu, qui se dessèche et se tasse au fil des arrosages. Un sol partiellement argileux peut également acquérir une «croûte » de surface freinant l’infiltration des premières pluies, qui ruissellent avant de pouvoir pénétrer la terre. Casser la croûte de surface permet de favoriser l’infiltration du sol, comme le souligne le dicton populaire : « un binage vaut deux arrosages ».
Les avantages du paillage sont multiples : il limite l’évaporation, concentre l’eau d’arrosage (permettant d’en économiser jusqu’à 40%), ralentit la pousse des « mauvaises herbes » et évite que le sol ne se tasse tout en lui conservant une certaine fraîcheur et en apportant de la matière organique.
Le paillage (ou mulch) idéal s’établit sur un sol humide et biné, après élimination des adventices (mauvaises herbes). Le plus rustique utilise les débris végétaux des tailles (cyprès, thuyas), tontes de gazon et désherbages non traités (herbicides ou autres). Les matières sèches végétales (ex : les feuilles) constituent un paillage de qualité car exempt de graines. Les sols calcaires gagnent à être acidifiés par un paillage d’aiguilles ou écorces de pin. Les billes d’argile sont à réserver aux petites surfaces (pots et bacs de fleurs), tandis que le paillage plastique, peu esthétique, reste très efficace pour limiter l’évaporation et la pousse des adventices.