de nouveau je précise que je ne suis pas impacté par ce problème de larves de hannetons.
Toutefois ces questions récurrentes m'ont pousser à me documenter et lire sur le sujet.
Voici quelques infos intéressantes rerpises sur des etudes de la fin du 19e. En effet en 1865-66-67 les ravages aux cultures furent terribles et certains décidèrent d'étudier le phénomène plus précisément.
Les hannetons se regroupent en masse en cherchant l'arbre feuillu le plus haut du coin. Il ne faut qu'une poignée de femelles pour attirer des milliers de mâles en rût
>>> Donc, si vous avez un arbre très haut chez vous, il y a de grandes chances pour que ce soit chez vous qu'ils se réunissent aux periodes propices (mai-juin).
Avant de mourir les femelles vont pondre une quarantaine d'oeufs qui donneront des larves qui évolueront par généralement 3 stades durant 2 à 3 ans dans le sol. A noter que dans les premiers 6 mois de vie des larves, ces dernières vivent regroupées. Elles ne se disperseront que plus tard.
>>> Dès lors, c'est dans cette période qu'il est plus aisé de les trouver et rammasser en nombre
Il est noté que jamais on ne trouve de concentrations de larves dans des zones en friche !!!
C'est d'ailleurs l'arrivée de l'agriculture plus intensive qui a rendu le problème exponentiel. En effet, les femelles cherchent des zones où les terres sont meubles et travaillées si possible en profondeur. Terrain bien plus facile pour pondre en fin de vie et bien plus adapté au développement des larves. Sol meuble et jeunes racines à foisons.
Les larves se déplacent très peu de manière horizontale et donc peu de chance que les larves du champs voisin colonisent à des dizaines de mètres de là. Par contre, les larves se déplacent verticalement en fonction de la t° exterieure et t° de la terre. Au plus froid de l'hiver elles migrent jusqu'à 80 cm de profondeur !
C'est aussi pour cela qu'on aperçoit plus les larves à certaines periodes de l'année.
Fin 19e on préconisait le hannetonage, càd un labour plus tard au printemps afin d'attendre la remontée des larves à la surface et plusieurs labours en octobre. Les femmes et les enfants ramassaient les larves derrière la charrue. A une époque on pouvait toucher une rime allant de 10 à 20 francs pour 100 kg !!! Pour anecdote, sur un surface de 1ha on récolta en 3 labours, 170, puis 111 et enfiin 64 kg de larves soit 344 kg , soit 172000 insectes en devenir (sans parler des générations qui en auraient découlé).
On secouait aussi les arbres aux periodes de regroupement pendant la journée (période où les hannetons sont amorphes et tombent facilement) pour les récupérer.
Les sacs de hannetons étaient ébouillantés ou asphyxiés à la naphtaline avant d'être utilisé en engrais que l'on rendait aux agriculteurs. Pour info, en azote les larves sont 1,5 x plus concentré que le fumier traditionnel, les adultes 4x plus et le tout séché était équivalent au guano
Une autre technique consistait à laisser le sol en jachère 1 an sur 3. Cette terre était labourée et hersée 3-4 x aux bonnes periodes pour détruire un maximum de larves. Toutefois, cette méthode ne fut pas utilisée très longtemps car le hannetonage (rammassage) coûtait moins cher (les heures passées au hannetonnage par rapport au rendement justifiait le moindre coût de cette pratique).
Enfin on privilégiait aussi des bandes tampons de culture aux abords des forêts hôtes où l'on labourait aussi régulièrement.
On analysa aussi bien entendu les prédateurs naturels et leur importance. Les oiseaux les plus grands consommateurs sont dans l'ordre les engoulevents et ensuite viennent les geaix, pies, mésanges, étourneaux, perdrix, rouge gorges, hirondelles et bergeronettes. Sans oublier le rôle important des taupes mais ces dernières étaient moins appréciées par les cultivateurs
Bref, pas de solutions miracles, d'autant que nous avons évolués depuis 1865
Toutefois, il est toujours bon de retourner un peu dans le passé ne fut ce que pour s'inspirer du meilleur.
Griffages du sol aux bonnes periodes pour les prélèvements à la main, paillage épais pour éviter les pontes, éviter les sols nus tant que possible, récolte des adultes avant période de ponte, favoriser la biodiversité des prédateurs ...
Le point qui me paraît le plus important c'est de ne pas inviter les femelles à pondre chez soi par un terrain trop propre et travaillé ce qui les attire indéniablement plus que dans la nature avoisinante qui est en friche par ex.

dans la zone du message concerné.





