Sur la photo, ses contours sont plus blancs, plus nets et davantage bourgeonnants que ceux du premier. Il ne présente pas cet aspect déchiré et translucide caractéristique d’un nuage qui se désagrège. Il est resté présent sans véritablement grossir ni disparaître pendant ton passage.
Cela signifie probablement qu’il existait un petit équilibre : une ascendance thermique continuait à lui fournir juste assez d’air humide pour entretenir ses gouttelettes, tandis que l’évaporation sur ses bords empêchait le nuage de beaucoup s’étendre. En quelque sorte :
condensation ≈ évaporation → le petit cumulus se maintient.
Et c’est typiquement le comportement d’un Cumulus humilis de beau temps : une convection existe bien, mais elle est trop faible ou coiffée par une couche atmosphérique trop stable pour permettre une véritable croissance verticale.
Il y a même une comparaison entre les deux observations prises à seulement dix minutes d’intervalle :
Premier nuage : l’ascendance cesse → le cumulus s’effiloche → fractus → disparition.
Second nuage : l’ascendance persiste faiblement → le cumulus conserve sa forme → humilis stable.
Et un détail à retenir pour vos prochaines observations : lorsqu’un Cumulus humilis garde pendant plusieurs minutes ses petites bosses très blanches mais ne gagne pratiquement aucune hauteur, c’est souvent un excellent indice que la convection est présente mais “bridée”.
Le ciel disait donc hier :
« Oui, l’air monte… mais pas assez pour aller beaucoup plus haut. »
Avec seulement deux nuages, on peut observer la naissance/maintenance et la mort de la convection.

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