Lors des journées chaudes et sèches, les plantes ne fonctionnent pas nécessairement au même rythme du matin au soir.
Une étude scientifique publiée le 25 août 2026 dans Nature Communications montre, à l'échelle mondiale, qu'un phénomène de ralentissement de l'évapotranspiration apparaît fréquemment autour de la mi-journée.
Et lorsque sécheresse et forte chaleur se combinent, ce mécanisme devient encore plus marqué.
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Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont exploité les données d'ECOSTRESS, un instrument de la NASA installé sur la Station spatiale internationale.
ECOSTRESS mesure notamment la température de la végétation et permet d'estimer son évapotranspiration : l'ensemble de l'eau transférée vers l'atmosphère par évaporation et par transpiration des plantes.
En associant ces observations à des techniques d'apprentissage automatique, les scientifiques ont pu étudier les variations de cette activité au cours de la journée dans de très nombreux écosystèmes.
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Dans des conditions favorables, l'activité hydrique de la végétation augmente généralement au cours de la matinée avec la lumière et la température.
Mais lorsque l'air devient très chaud et sec, maintenir une forte transpiration peut entraîner des pertes d'eau importantes.
Les chercheurs constatent alors ce qu'ils appellent une « dépression de midi » de l'évapotranspiration.
Lors des sécheresses et vagues de chaleur, le moment où l'évapotranspiration atteint son maximum se produit généralement 30 minutes à 1 h 30 plus tôt.
Dans certaines situations locales extrêmes, ce décalage approche même deux heures.
Autrement dit, la végétation atteint son maximum d'activité plus tôt dans la journée puis ralentit lorsque les contraintes deviennent trop importantes.
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Ce phénomène est fortement associé au stress hydrique des végétaux.
Les plantes disposent notamment de minuscules ouvertures à la surface de leurs feuilles : les stomates.
Ils permettent les échanges gazeux indispensables à la photosynthèse, mais constituent également une voie de sortie pour l'eau.
Lorsque les conditions deviennent trop sèches, une réduction de ces échanges peut contribuer à limiter les pertes hydriques.
Il existe cependant un compromis : économiser de l'eau peut aussi réduire temporairement l'activité photosynthétique.
La plante protège donc ses réserves, mais au prix d'un ralentissement de son fonctionnement.
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Cette étude ne signifie pas que toutes les plantes « ferment boutique » exactement à midi.
Les réactions varient selon les espèces, le sol, l'humidité disponible, l'enracinement, la température, le vent et l'état physiologique de la plante.
Elle rappelle néanmoins une chose importante au jardinier :
observer une plante en difficulté pendant les heures les plus chaudes ne suffit pas, à lui seul, à conclure qu'elle manque immédiatement d'eau.
Certaines plantes peuvent présenter un stress temporaire en pleine chaleur puis retrouver un aspect normal en fin de journée.
Avant d'arroser, mieux vaut donc également vérifier l'humidité réelle du sol sous la surface.
Lorsque l'arrosage est nécessaire, intervenir tôt le matin ou lorsque la chaleur diminue permet généralement de limiter les pertes par évaporation.
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Nous imaginons volontiers une plante comme un organisme fonctionnant de manière régulière tant qu'elle dispose de lumière.
En réalité, son activité évolue continuellement avec son environnement.
Cette étude permet désormais d'observer depuis l'espace, à très grande échelle, une adaptation que chaque plante met en œuvre à son niveau : gérer son eau lorsque les conditions deviennent difficiles.
Une belle démonstration de la manière dont observation spatiale et physiologie végétale peuvent aujourd'hui se rejoindre.
Sources principales : Nature Communications, étude publiée le 25 août 2026 ; données ECOSTRESS – NASA.


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