
avec Jardins du Nord
Le guide lunaire quotidien des jardiniers
du Nord de la France et de la Belgique
DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 2026
La Pleine Lune vient tout juste de passer.
Elle s’est produite hier, samedi 26 septembre, à 18 h 49, heure de France et de Belgique.
Aujourd’hui, notre satellite entre donc dans sa phase décroissante.
Et pourtant, si vous le regardez cette nuit, vous aurez probablement beaucoup de mal à vous en apercevoir.
Dans le secteur de Lille et du bassin minier, environ 99,8 % du disque lunaire reste encore éclairé lors de son passage au méridien.
Autrement dit : pour nos yeux, la Lune semble pratiquement toujours pleine.
Elle poursuit parallèlement son mouvement montant.
Dans le calendrier lunaire traditionnel, nous restons en jour feuilles.
Mâche, épinards, laitues d’automne, choux, blettes et aromatiques restent donc au centre de notre rendez-vous.
Mais nous allons aujourd’hui nous intéresser à une difficulté très concrète de nos jardins du Nord à l’entrée de l’automne :
comment protéger les jeunes cultures du froid sans les enfermer dans une atmosphère trop humide ?
Car sous une cloche ou un voile mal utilisé, vouloir protéger une salade peut parfois créer exactement les conditions favorables aux maladies que nous cherchions à éviter.
À cette saison, protéger ne signifie donc pas enfermer : il faut conserver un équilibre entre douceur, lumière, humidité et circulation de l’air.
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La Lune reste donc visible pratiquement toute la nuit, mais son lever commence maintenant à se décaler après le coucher du Soleil.
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La Pleine Lune correspond à un instant astronomique précis.
Hier à 18 h 49, Soleil, Terre et Lune se trouvaient dans la configuration correspondant à cette phase.
Depuis cet instant, la géométrie continue d’évoluer.
Une très petite partie du bord du disque lunaire visible depuis la Terre commence donc déjà à retourner dans l’ombre.
Mais la différence est encore minuscule.
Avec environ 99,8 % du disque éclairé lors du passage au méridien aujourd’hui, notre œil ne peut pratiquement pas distinguer la diminution.
Dans les prochains jours, la partie sombre deviendra progressivement plus évidente.
La Lune ne passe donc pas brutalement de « pleine » à « décroissante » : elle commence à perdre sa lumière si doucement que le changement précède notre capacité à le voir.
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Dans la tradition du jardinage lunaire, les jours feuilles sont associés aux plantes dont nous cultivons principalement le feuillage.
À cette époque de l’année, cela concerne notamment :
• mâche ;
• épinards ;
• laitues d’automne et d’hiver ;
• choux feuillus ;
• blettes ;
• persil ;
• certaines aromatiques ;
• engrais verts cultivés pour leur végétation.
La Lune étant montante, la tradition lunaire privilégie plutôt les semis et les récoltes de parties aériennes.
Mais la fin septembre impose désormais ses propres règles.
La température du sol, l’humidité, la durée du jour et l’exposition de la parcelle deviennent beaucoup plus importantes que le calendrier lunaire.
La Lune peut nous suggérer de regarder les feuilles ; c’est ensuite le jardin qui nous indique lesquelles ont réellement besoin de notre intervention.
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Pendant l’été, nous surveillions surtout le dessèchement.
La situation change rapidement.
Les nuits s’allongent.
Les températures baissent.
Les rosées deviennent plus abondantes.
Les feuilles sèchent plus lentement.
Et lorsqu’une végétation dense reste humide pendant plusieurs heures, certaines maladies trouvent des conditions favorables à leur développement.
Espacez suffisamment les plantes.
Retirez les feuilles franchement abîmées lorsqu’elles commencent à se décomposer.
Évitez les arrosages inutiles sur le feuillage.
Et laissez circuler l’air.
À l’automne, une salade peut avoir besoin d’être protégée du froid sans pour autant apprécier de passer ses journées dans une salle de bains fermée après une douche chaude.
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Ces protections ne remplissent pas exactement les mêmes fonctions.
Un voile de protection posé correctement peut atténuer légèrement les effets du froid et protéger les jeunes cultures contre certaines intempéries.
Une cloche crée autour d’une plante un petit volume d’air protégé.
Un tunnel permet de couvrir une surface plus importante.
Mais aucune de ces protections ne transforme le potager en serre chauffée.
Leur efficacité dépend :
• du matériau ;
• de l’exposition ;
• du vent ;
• de la température extérieure ;
• de la durée du froid ;
• de la manière dont elles sont installées.
Une protection gagne quelques degrés ou limite certains effets du climat ; elle ne déplace pas pour autant le potager sur la Côte d’Azur.
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Voilà le piège.
Le sol et les plantes libèrent continuellement de l’humidité.
Sous une protection relativement fermée, cette vapeur d’eau peut se condenser sur les parois.
Des gouttelettes apparaissent.
L’atmosphère devient très humide.
Si la température reste douce et que l’air circule peu, certaines maladies peuvent alors profiter de ces conditions.
C’est pourquoi une cloche ou un tunnel doit souvent être aéré pendant les périodes suffisamment douces.
On refermera lorsque les conditions le justifient.
Protéger une plante consiste donc parfois à ouvrir sa protection : voilà l’un de ces petits paradoxes dont le jardin est particulièrement friand.
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Lorsque la journée est douce, ouvrez partiellement les tunnels ou soulevez les cloches si les cultures n’ont plus besoin d’une protection permanente.
Cela permet :
• d’évacuer l’excès d’humidité ;
• de renouveler l’air ;
• de limiter la condensation ;
• d’aider le feuillage à sécher ;
• d’éviter une chaleur excessive lors d’une journée ensoleillée.
Refermez avant une nuit fraîche lorsque cela est nécessaire.
Cette gestion doit évidemment être adaptée aux conditions réelles.
Une protection efficace n’est donc pas forcément celle que l’on installe en septembre et que l’on ne touche plus avant mars : c’est celle que l’on apprend à piloter.
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La mâche supporte bien les températures fraîches.
Il est donc inutile de la couvrir trop tôt simplement parce que l’automne vient de commencer.
Une protection pourra devenir intéressante plus tard pour faciliter les récoltes, limiter certaines intempéries ou accompagner les périodes réellement froides.
Mais tant que les conditions restent douces, laissez les plantes profiter de l’air extérieur.
Surveillez surtout les jeunes semis.
La terre doit rester fraîche pendant la levée sans être continuellement détrempée.
La mâche est une spécialiste des saisons fraîches : inutile de lui enfiler son manteau d’hiver alors qu’elle se promène encore parfaitement bien en tenue d’automne.
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Les épinards apprécient les températures modérées de cette période.
Les semis d’automne peuvent donc très bien se développer.
Maintenez une terre suffisamment fraîche pendant l’installation.
Évitez cependant les excès d’eau.
Une terre constamment saturée prive les racines d’une partie de l’oxygène dont elles ont besoin.
Surveillez également les limaces.
Les jeunes feuilles tendres constituent pour elles une nourriture particulièrement attractive.
L’épinard aime l’automne parce qu’il y retrouve la fraîcheur ; il n’a jamais demandé pour autant que son carré de culture soit transformé en marécage.
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Voilà une conséquence parfois oubliée.
Une cloche, une planche, un tunnel ou une couverture végétale peuvent créer des zones humides et protégées.
Exactement ce que recherchent certaines limaces.
Inspectez régulièrement les abris.
Regardez sous les bordures.
Observez tôt le matin ou en soirée.
Évitez de laisser directement contre les jeunes cultures des objets inutiles créant des refuges permanents.
Favorisez également les auxiliaires naturels du jardin.
Lorsque nous installons un hôtel cinq étoiles pour nos salades, vérifions simplement que les limaces n’ont pas reçu la même réservation.
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De nombreux choux apprécient maintenant les températures plus fraîches.
Choux frisés, choux de Bruxelles, choux pommés et autres cultures adaptées à l’automne poursuivent leur développement.
Inspectez régulièrement les feuilles.
Certaines chenilles peuvent encore être présentes.
Les limaces restent actives.
Retirez les feuilles fortement malades ou pourries.
Après un épisode venteux, vérifiez également la stabilité des grands plants.
Un léger buttage peut parfois aider à renforcer leur maintien si la terre est suffisamment ressuyée.
Le chou possède une philosophie assez nordiste : quand le temps devient moins estival, il ne se plaint pas forcément — il commence parfois justement à être dans son élément.
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Les blettes peuvent encore produire pendant plusieurs semaines.
Prélevez les feuilles extérieures au fur et à mesure des besoins.
Laissez le cœur poursuivre sa croissance.
Supprimez les feuilles très abîmées ou en décomposition.
Dans les secteurs les plus froids, une protection pourra devenir utile plus tard.
Mais là encore, inutile de précipiter les choses.
Une plante progressivement exposée aux températures fraîches s’adapte mieux qu’une plante enfermée trop tôt dans une atmosphère artificiellement douce.
À l’automne, protéger progressivement vaut souvent mieux que vouloir installer l’hiver au jardin plusieurs semaines avant son arrivée.
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Le persil reste encore bien productif.
Récoltez les tiges extérieures en conservant le cœur.
Plus tard dans la saison, quelques pieds protégés sous une cloche ou un petit tunnel peuvent fournir des feuilles pendant une période prolongée.
Une culture placée près de la maison est également pratique lorsque les journées deviennent froides et humides.
Pensez simplement à l’aération pendant les périodes douces.
En juillet, quelques brins de persil semblent presque banals ; au cœur de l’hiver, les mêmes brins fraîchement cueillis prennent soudain des airs de produit de luxe.
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Les feuilles mortes saines constituent une ressource particulièrement intéressante.
Sous certaines haies ou autour de végétaux adaptés, elles forment une couverture naturelle.
Elles limitent les variations brutales de température du sol.
Elles nourrissent progressivement les organismes décomposeurs.
Elles offrent également des refuges à de nombreux petits animaux.
Évitez cependant d’entasser une couche compacte directement sur le cœur de petites plantes persistantes ou sensibles à l’excès d’humidité.
La meilleure protection d’automne est parfois déjà tombée gratuitement des arbres.
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Dans une zone tranquille du jardin, un amas de feuilles, de brindilles et de végétation peut devenir un refuge pour la petite faune.
De nombreux invertébrés y trouvent protection et nourriture.
Les hérissons peuvent également rechercher des endroits abrités pour préparer leur période hivernale.
Évitez donc de retourner systématiquement tous les tas de végétaux simplement pour obtenir un jardin parfaitement « propre ».
Si vous devez déplacer un amas ancien, procédez avec prudence.
Avant de considérer un tas de feuilles comme du désordre, demandons-nous simplement si quelqu’un n’a pas déjà commencé à l’utiliser comme maison.
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Certaines feuilles malades doivent être retirées lorsqu’elles risquent d’entretenir un problème sanitaire.
Mais une feuille simplement jaune ou sèche n’est pas nécessairement malade.
La sénescence automnale est un processus naturel.
Les végétaux récupèrent une partie des éléments contenus dans leurs feuilles avant leur chute.
Les tissus changent de couleur.
Puis la feuille se détache.
Le jardin d’automne n’est donc pas en train de se dégrader sous nos yeux : il est en train d’organiser méthodiquement son changement de saison.
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Les nuits plus longues et l’humidité persistante deviennent de moins en moins favorables aux tomates.
Récoltez les fruits arrivés à maturité.
Surveillez attentivement le feuillage.
Retirez les parties fortement atteintes lorsqu’une maladie est identifiée.
Évitez de mouiller inutilement les feuilles.
Les fruits ayant déjà commencé à changer de couleur peuvent parfois terminer leur maturation à l’abri.
À la fin septembre, conserver absolument chaque tomate sur le pied n’est plus toujours un signe de patience : cela peut devenir un pari avec la météo.
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Potirons, potimarrons et courges de conservation terminent progressivement leur maturation.
Surveillez l’état du pédoncule et de la peau.
Évitez que les fruits reposent durablement dans une zone détrempée.
Un support sec peut être utile lorsque le terrain reste humide.
Lors de la récolte, conservez le pédoncule et manipulez les fruits avec soin.
Une blessure peut devenir une porte d’entrée pour les pourritures pendant le stockage.
Une belle courge d’automne n’est pas seulement une récolte : c’est parfois plusieurs mois de soupe qui attendent patiemment dans leur emballage naturel.
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Avant chaque arrosage, vérifiez maintenant directement l’état du sol.
Les besoins diminuent rapidement.
Les nuits sont longues.
Les rosées apportent de l’humidité.
L’évaporation ralentit.
Les jeunes semis restent toutefois sensibles au dessèchement superficiel.
Arrosez si nécessaire au pied des plantes plutôt que sur leur feuillage.
Et dans nos terres argileuses du bassin minier et de nombreuses régions belges, attendez toujours un ressuyage suffisant avant de travailler le sol.
À cette saison, le bon arrosage n’est plus celui que nous faisons régulièrement : c’est celui que nous faisons uniquement lorsqu’il est réellement nécessaire.
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Dans le secteur de Lille et du bassin minier, le Soleil se lèvera aujourd’hui vers 7 h 41 et se couchera vers 19 h 34.
La durée du jour sera d’environ 11 h 53.
Nous perdons encore près de 3 minutes 47 secondes de lumière par rapport à la veille.
Depuis l’équinoxe, le déplacement du Soleil devient très perceptible.
Son lever s’effectue désormais légèrement au sud de l’est.
Son coucher légèrement au sud de l’ouest.
Et chaque journée raccourcit rapidement.
Cette évolution modifie directement la vie du jardin.
Les sols reçoivent moins longtemps le rayonnement solaire.
Les feuillages restent humides davantage de temps.
Les températures nocturnes prennent une importance croissante.
L’automne ne se mesure donc pas seulement aux feuilles qui changent de couleur : chaque jour, presque quatre minutes de lumière quittent actuellement nos jardins.
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L’air contient naturellement de la vapeur d’eau.
Les plantes en libèrent également par transpiration.
Le sol humide participe lui aussi à cette évaporation.
Pendant la journée, l’air sous une protection peut se réchauffer et contenir davantage de vapeur d’eau.
Lorsque la température diminue, notamment en soirée, cet air se refroidit.
Une partie de la vapeur se transforme alors en petites gouttelettes sur les surfaces plus froides.
C’est la condensation.
Le phénomène est exactement le même que celui qui produit de la buée sur une vitre.
Les gouttes d’une serre ne signifient donc pas qu’il a plu à l’intérieur : elles révèlent simplement que l’eau présente dans l’air vient de changer d’état.
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La Lune restera spectaculaire cette nuit.
Dans le secteur de Lille et du bassin minier, elle passera au méridien vers 1 h 47, à environ 44,6° au-dessus de l’horizon.
Elle se couchera vers 8 h 37.
Elle réapparaîtra ensuite vers 19 h 29.
Le Soleil se couchant vers 19 h 34, les deux astres seront encore présents simultanément quelques minutes au-dessus de l’horizon.
La Lune se trouvera cependant désormais légèrement après sa phase pleine.
Lors de son passage au méridien, environ 99,8 % de son disque restera éclairé.
Ce soir encore, elle semblera presque parfaitement ronde : il faudra attendre les nuits suivantes pour que sa décroissance devienne vraiment évidente à l’œil nu.
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Ces derniers jours, nous avons vu augmenter nettement sa hauteur lors de son passage au méridien.
Dans le secteur de Lille, elle culminait à environ 25,8° le 23 septembre.
Aujourd’hui, elle atteint environ 44,6°.
Cette évolution est liée à son déplacement sur son orbite et à la variation de sa déclinaison, c’est-à-dire sa position au nord ou au sud de l’équateur céleste.
C’est ce mouvement apparent que le calendrier lunaire traditionnel qualifie ici de Lune montante.
Attention : Lune montante et Lune croissante ne désignent pas la même chose.
La Lune est aujourd’hui décroissante parce que sa portion éclairée diminue.
Mais elle reste montante parce que sa trajectoire quotidienne la conduit encore plus haut dans notre ciel.
Une Lune peut donc parfaitement descendre en lumière tout en montant dans le ciel : deux mouvements différents que les mots rendent parfois trompeusement semblables.
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Hier, dans le secteur de Lille, la Lune s’est levée vers 19 h 15.
Aujourd’hui, ce sera vers 19 h 29.
Le décalage n’est donc que d’environ quatorze minutes.
C’est beaucoup moins que la moyenne d’environ cinquante minutes souvent citée.
Cette particularité est caractéristique de la période entourant la Lune des moissons.
À proximité de l’équinoxe d’automne, l’angle formé par l’écliptique avec l’horizon du soir sous nos latitudes entraîne des écarts relativement faibles entre plusieurs levers lunaires successifs.
C’est précisément cette succession de levers assez rapprochés qui permettait autrefois de profiter rapidement de la lumière lunaire après le coucher du Soleil pendant les récoltes.
La Lune des moissons ne porte donc pas seulement un joli nom : son comportement dans notre ciel possède réellement une particularité saisonnière observable.
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Après la Pleine Lune d’hier, la partie éclairée visible depuis la Terre va diminuer chaque jour.
Le Dernier Quartier aura lieu samedi 3 octobre vers 15 h 25, heure de France et de Belgique.
À ce moment-là, environ la moitié du disque visible sera éclairée.
Puis la Lune poursuivra sa décroissance jusqu’à la Nouvelle Lune du 10 octobre.
Ce cycle d’environ 29 jours et demi recommencera alors.
La Pleine Lune ressemblait hier à un sommet ; dès aujourd’hui, notre satellite commence déjà tranquillement la seconde moitié de son voyage lumineux.
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Lundi 28 septembre, la Lune restera gibbeuse décroissante et montante.
Dans le secteur de Lille, son disque sera encore éclairé à environ 97,7 % lors de son passage au méridien.
Nous resterons dans une période favorable aux feuilles selon le calendrier lunaire traditionnel.
Nous poursuivrons donc notre travail autour des cultures d’automne.
Mais nous regarderons également ce qui se passe directement sous nos pieds :
faut-il encore pailler le potager à cette époque de l’année, et avec quels matériaux ?
Feuilles mortes, tontes séchées, broyat, compost mûr ou végétaux du jardin n’ont pas exactement les mêmes propriétés.
Nous verrons comment protéger le sol sans créer un refuge permanent pour les limaces ni maintenir une humidité excessive autour des cultures sensibles.
Demain, pendant que la Lune commencera enfin à montrer plus clairement sa décroissance, nous regarderons comment couvrir le sol pour préparer doucement le jardin aux mois froids.
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le jardin et le jardinier gardent toujours le dernier mot.
Les Rendez-vous de la Lune avec Jardins du Nord
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dans la zone du message concerné.
