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Vos nuages : observer, identifier et comprendre ce que le ciel nous raconte.
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Fleur de Shakty
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Philippe
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Altocumulus lenticularis à Rumilly-en-Cambrésis : quand le ciel dessine des vagues et des lentilles
Observation : Rumilly-en-Cambrésis — Nord
Date : matin du 21 août 2026
Heure : non précisée
Vent et évolution : non renseignés
Trois photographies seulement…
et pourtant, ce ciel nous offre une très jolie leçon de météorologie.
La première image attire immédiatement l’attention avec un nuage inhabituellement lisse, allongé et presque aérodynamique.
Les deux suivantes montrent un tout autre décor : de nombreux petits éléments nuageux organisés en nappes et parfois en bandes.
À première vue, ces formes semblent différentes.
En réalité, elles pourraient avoir un point commun essentiel :
les mouvements ondulatoires de l’atmosphère.
IDENTIFICATION PROBABLE
La série montre principalement des nuages appartenant à l’étage moyen de l’atmosphère.
Première photographie :
très probablement un :
Altocumulus lenticularis
autrement dit un nuage lenticulaire.
Deuxième et troisième photographies :
principalement des :
Altocumulus stratiformis
avec localement une organisation pouvant évoquer :
Altocumulus undulatus
et des zones perlucidus, puisque du ciel bleu reste visible entre les éléments.
Quelques voiles et filaments beaucoup plus fins semblent également présents à plus haute altitude.
Niveau de confiance :
assez élevé pour l’Altocumulus lenticularis de la première photographie ;
élevé pour la présence d’Altocumulus sur les deux autres ;
plus prudent concernant les variétés exactes, car nous ne disposons ni du déplacement des nuages ni de leur évolution dans le temps.
PREMIÈRE PHOTO : LE NUAGE EN FORME DE SOUCOUPE
Le nuage de la première photographie possède une silhouette particulièrement caractéristique.
Il est :
• allongé ;
• relativement lisse ;
• légèrement bombé ;
• effilé sur ses extrémités ;
• presque dépourvu des bourgeonnements habituels des Cumulus.
Cette forme correspond très bien à :
l’Altocumulus lenticularis.
Son nom vient tout simplement du latin lenticularis :
« en forme de lentille ».
On le surnomme parfois :
nuage soucoupe ;
nuage en galette ;
ou plus sérieusement :
nuage lenticulaire.
COMMENT PEUT-ON FABRIQUER UNE TELLE FORME ?
Le secret se trouve dans les mouvements de l’air.
Imaginez une masse d’air stable parcourue par une ondulation.
Au lieu de monter continuellement comme dans un Cumulus, l’air effectue quelque chose ressemblant à :
une vague invisible.
Il monte.
En montant, il se refroidit.
S’il atteint son point de saturation, la vapeur d’eau se condense.
Un nuage apparaît.
Puis :
l’air redescend ;
il se réchauffe ;
les gouttelettes s’évaporent.
Le résultat peut être spectaculaire.
Le nuage apparaît exactement dans la partie ascendante de l’onde et disparaît dans la partie descendante.
C’est ainsi que peut naître cette forme incroyablement régulière en lentille.
LE PLUS ÉTONNANT : IL PEUT PARAÎTRE IMMOBILE
Voici l’une des grandes curiosités du nuage lenticulaire.
Même lorsque le vent souffle rapidement à son altitude, le nuage peut sembler :
presque parfaitement immobile.
Comment est-ce possible ?
Parce que ce ne sont pas nécessairement les mêmes gouttelettes qui restent sur place.
L’air entre continuellement dans la zone où se trouve l’onde.
À l’avant du nuage :
de nouvelles gouttelettes se forment.
À l’arrière :
d’autres s’évaporent.
La forme demeure approximativement au même endroit…
pendant que l’air la traverse continuellement.
Imaginez une vague dans un cours d’eau :
la vague peut rester au même endroit alors que l’eau, elle, continue de circuler.
Le nuage lenticulaire fonctionne un peu de la même manière.
MAIS IL N’Y A PAS DE MONTAGNES DANS LE CAMBRÉSIS !
Voilà justement ce qui rend cette observation intéressante.
Les nuages lenticulaires sont célèbres près des reliefs montagneux.
Lorsqu’un vent rencontre une montagne, il peut être forcé de monter puis redescendre, générant des :
ondes orographiques.
Mais contrairement à une idée très répandue :
un grand relief situé juste sous le nuage n’est pas absolument indispensable pour obtenir des ondulations atmosphériques.
Des ondes peuvent également être favorisées par :
• des différences importantes de vitesse du vent selon l’altitude ;
• des changements de direction du vent ;
• une inversion de température ;
• la présence de couches atmosphériques très stables ;
• des perturbations de l’écoulement de l’air ;
• ou parfois un relief situé bien plus loin.
Dans le Cambrésis, la présence d’un nuage lenticulaire ne signifie donc évidemment pas qu’une montagne nous aurait poussé pendant la nuit.
Elle nous renseigne surtout sur la structure et les mouvements de l’atmosphère en altitude.
À QUELLE ALTITUDE ?
Les Altocumulus appartiennent à l’étage moyen.
Sous nos latitudes tempérées, ils évoluent généralement entre environ :
2 000 et 7 000 mètres d’altitude.
Cette fourchette reste indicative.
La photographie seule ne permet évidemment pas de déterminer précisément l’altitude du nuage observé.
Mais cela nous apprend déjà quelque chose d’important :
ce qui se produisait plusieurs kilomètres au-dessus de Rumilly-en-Cambrésis pouvait être très différent des conditions ressenties au niveau du jardin.
DEUXIÈME PHOTO : UNE NAPPE D’ALTOCUMULUS
La deuxième photographie montre une structure très différente.
De nombreux petits éléments blancs ou grisâtres sont regroupés en :
• bancs ;
• plaques ;
• alignements ;
• nappes relativement étendues.
Il s’agit très probablement de :
Altocumulus stratiformis.
Décomposons encore une fois le nom.
Altocumulus
éléments nuageux de moyenne altitude.
Stratiformis
disposition en couche ou en nappe assez étendue.
Lorsque des espaces permettent de voir le ciel entre les éléments, on peut également employer la variété :
perlucidus.
C’est le cas dans plusieurs zones visibles sur la photographie.
ET POURQUOI CES NUAGES SEMBLENT-ILS PARFOIS ALIGNÉS ?
Certaines portions montrent des bandes ou des rangées d’éléments nuageux.
Cela peut évoquer la variété :
Altocumulus undulatus.
Undulatus signifie :
ondulé.
Et là encore, nous retrouvons notre histoire de vagues atmosphériques.
Une couche d’air peut subir des oscillations.
Dans les zones où l’air monte :
refroidissement ;
condensation ;
formation du nuage.
Dans les zones où il redescend :
réchauffement ;
évaporation ;
retour du ciel bleu.
Vu depuis le sol, cette succession peut dessiner :
des bandes parallèles ou des rangées de petits nuages.
LE NUAGE NOUS PERMET DONC DE VOIR… L’AIR
C’est probablement la plus belle leçon de cette série.
L’air est transparent.
Ses mouvements nous échappent complètement.
Mais lorsque de la vapeur d’eau condense exactement dans certaines parties d’une onde atmosphérique :
le nuage dessine le mouvement de l’air à notre place.
En observant ces bandes, ces lentilles ou ces ondulations, nous ne regardons donc pas seulement de l’eau condensée.
Nous pouvons parfois observer :
la forme d’une onde atmosphérique normalement totalement invisible.
TROISIÈME PHOTO : UN CIEL ENCORE PLUS COMPLEXE
La troisième photographie révèle plusieurs structures superposées.
On y distingue :
des bancs d’Altocumulus ;
des zones légèrement ondulées ;
des voiles plus fins ;
plusieurs filaments étirés.
Certains de ces filaments peuvent correspondre à des nuages élevés de type :
Cirrus
ou à des voiles très fins apparentés.
Plusieurs lignes particulièrement rectilignes sont également compatibles avec :
des traînées de condensation d’avions.
Lorsqu’une traînée persiste suffisamment longtemps dans une atmosphère froide et humide en altitude, elle peut progressivement :
s’élargir ;
se déformer sous l’action du vent ;
devenir beaucoup moins rectiligne ;
puis ressembler presque à un Cirrus naturel.
L’être humain peut donc lui aussi, dans certaines conditions, ajouter momentanément quelques traits au tableau du ciel.
UNE PETITE CURIOSITÉ DE LA CLASSIFICATION DES NUAGES
Les météorologistes distinguent même les nuages directement produits ou transformés par l’activité humaine.
Une traînée de condensation persistante peut être intégrée à la famille des Cirrus d’origine anthropique.
Si elle évolue ensuite jusqu’à prendre une apparence plus naturelle et étendue, sa classification peut également évoluer.
Le ciel possède donc son vocabulaire…
même pour les nuages auxquels nous avons donné un petit coup de pouce !
CE CIEL ANNONÇAIT-IL DU MAUVAIS TEMPS ?
Pas nécessairement.
Et c’est ici que l’absence d’informations complémentaires impose de rester prudent.
Un Altocumulus lenticularis indique surtout :
des mouvements ondulatoires en altitude ;
du vent à l’altitude du nuage ;
une couche atmosphérique relativement stable ;
suffisamment d’humidité pour matérialiser temporairement certaines parties des ondes.
Il n’est pas en lui-même un signe annonciateur de pluie ou d’orage.
De même, une nappe d’Altocumulus peut accompagner de nombreuses situations météorologiques différentes.
Pour savoir si une véritable dégradation approchait, il aurait été très utile de connaître :
• l’évolution du ciel durant les heures suivantes ;
• le sens de déplacement des nuages ;
• le vent au sol ;
• l’augmentation ou non de la couverture nuageuse ;
• l’apparition éventuelle de nuages de plus en plus épais.
Sans ces informations :
nous pouvons très bien identifier les structures du ciel, mais pas reconstruire avec certitude son scénario météorologique.
LE PETIT INDICE À RETENIR
La prochaine fois que vous voyez un nuage ressemblant à :
une soucoupe ;
une crêpe ;
un long fuseau ;
ou une lentille parfaitement lisse…
regardez-le attentivement pendant quelques minutes.
S’il :
semble rester presque au même endroit alors que d’autres nuages se déplacent,
vous tenez peut-être devant vous :
un Altocumulus lenticularis.
Et derrière cette jolie forme apparemment tranquille…
l’air peut circuler très rapidement.
UN DEUXIÈME EXERCICE : CHERCHER LES VAGUES
Sur un ciel composé de nombreux petits Altocumulus, cherchez :
des bandes parallèles ;
des rangées de petits éléments ;
des intervalles réguliers de ciel bleu ;
des successions nuage / ciel bleu / nuage.
Si cette organisation apparaît régulièrement, demandez-vous :
« Suis-je en train de voir une onde atmosphérique ? »
Petit à petit, le regard change.
Ce qui ressemblait auparavant à :
« plein de petits nuages »
devient :
la matérialisation d’une structure de l’atmosphère.
QU’EST-CE QUE LE CIEL ÉTAIT EN TRAIN DE NOUS RACONTER ?
On pourrait traduire cette matinée ainsi :
Mais là-haut :
l’air circulait ;
des ondes se propageaient ;
l’eau condensait puis s’évaporait ;
et chaque nuage en révélait momentanément la structure.
Le ciel ne nous montrait donc pas seulement des nuages.
Il nous montrait presque les vagues de l’air.

FICHE D’IDENTITÉ
Lieu : Rumilly-en-Cambrésis — Nord
Date : matin du 22 août 2026
Heure : non précisée
Nuage remarquable : Altocumulus lenticularis probable
Autres nuages : Altocumulus stratiformis
Variétés possibles : perlucidus et localement undulatus
Étage principal : moyenne altitude
Altitude habituelle des Altocumulus : environ 2 000 à 7 000 m sous nos latitudes
Phénomène associé : mouvements ondulatoires de l’atmosphère
Vent en altitude : potentiellement sensible même si le vent au sol peut être faible
Autres éléments visibles : fins filaments élevés et probables traînées de condensation sur certaines zones
Pluie annoncée automatiquement : non
Signal orageux évident : non
Lecture générale : atmosphère stratifiée et probablement ondulatoire à moyenne altitude, matérialisée par un nuage lenticulaire et des bancs d’Altocumulus.
VOS NUAGES — JARDINS DU NORD
Observer • Identifier • Comprendre • Anticiper
Qu’est-ce que le ciel est en train de nous raconter ?

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Trois photographies seulement…
et pourtant, ce ciel nous offre une très jolie leçon de météorologie.
La première image attire immédiatement l’attention avec un nuage inhabituellement lisse, allongé et presque aérodynamique.
Les deux suivantes montrent un tout autre décor : de nombreux petits éléments nuageux organisés en nappes et parfois en bandes.
À première vue, ces formes semblent différentes.
En réalité, elles pourraient avoir un point commun essentiel :
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La série montre principalement des nuages appartenant à l’étage moyen de l’atmosphère.
très probablement un :
Altocumulus lenticularis
autrement dit un nuage lenticulaire.
principalement des :
Altocumulus stratiformis
avec localement une organisation pouvant évoquer :
Altocumulus undulatus
et des zones perlucidus, puisque du ciel bleu reste visible entre les éléments.
Quelques voiles et filaments beaucoup plus fins semblent également présents à plus haute altitude.
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Le nuage de la première photographie possède une silhouette particulièrement caractéristique.
Il est :
• allongé ;
• relativement lisse ;
• légèrement bombé ;
• effilé sur ses extrémités ;
• presque dépourvu des bourgeonnements habituels des Cumulus.
Cette forme correspond très bien à :
Son nom vient tout simplement du latin lenticularis :
« en forme de lentille ».
On le surnomme parfois :
ou plus sérieusement :
nuage lenticulaire.
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Le secret se trouve dans les mouvements de l’air.
Imaginez une masse d’air stable parcourue par une ondulation.
Au lieu de monter continuellement comme dans un Cumulus, l’air effectue quelque chose ressemblant à :
une vague invisible.
Puis :
Le résultat peut être spectaculaire.
Le nuage apparaît exactement dans la partie ascendante de l’onde et disparaît dans la partie descendante.
C’est ainsi que peut naître cette forme incroyablement régulière en lentille.
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Voici l’une des grandes curiosités du nuage lenticulaire.
Même lorsque le vent souffle rapidement à son altitude, le nuage peut sembler :
presque parfaitement immobile.
Comment est-ce possible ?
Parce que ce ne sont pas nécessairement les mêmes gouttelettes qui restent sur place.
L’air entre continuellement dans la zone où se trouve l’onde.
À l’avant du nuage :
À l’arrière :
La forme demeure approximativement au même endroit…
pendant que l’air la traverse continuellement.
Imaginez une vague dans un cours d’eau :
la vague peut rester au même endroit alors que l’eau, elle, continue de circuler.
Le nuage lenticulaire fonctionne un peu de la même manière.
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Voilà justement ce qui rend cette observation intéressante.
Les nuages lenticulaires sont célèbres près des reliefs montagneux.
Lorsqu’un vent rencontre une montagne, il peut être forcé de monter puis redescendre, générant des :
ondes orographiques.
Mais contrairement à une idée très répandue :
un grand relief situé juste sous le nuage n’est pas absolument indispensable pour obtenir des ondulations atmosphériques.
Des ondes peuvent également être favorisées par :
• des différences importantes de vitesse du vent selon l’altitude ;
• des changements de direction du vent ;
• une inversion de température ;
• la présence de couches atmosphériques très stables ;
• des perturbations de l’écoulement de l’air ;
• ou parfois un relief situé bien plus loin.
Dans le Cambrésis, la présence d’un nuage lenticulaire ne signifie donc évidemment pas qu’une montagne nous aurait poussé pendant la nuit.
Elle nous renseigne surtout sur la structure et les mouvements de l’atmosphère en altitude.
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Les Altocumulus appartiennent à l’étage moyen.
Sous nos latitudes tempérées, ils évoluent généralement entre environ :
Cette fourchette reste indicative.
La photographie seule ne permet évidemment pas de déterminer précisément l’altitude du nuage observé.
Mais cela nous apprend déjà quelque chose d’important :
ce qui se produisait plusieurs kilomètres au-dessus de Rumilly-en-Cambrésis pouvait être très différent des conditions ressenties au niveau du jardin.
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La deuxième photographie montre une structure très différente.
De nombreux petits éléments blancs ou grisâtres sont regroupés en :
• bancs ;
• plaques ;
• alignements ;
• nappes relativement étendues.
Il s’agit très probablement de :
Altocumulus stratiformis.
Décomposons encore une fois le nom.
Altocumulus
Stratiformis
Lorsque des espaces permettent de voir le ciel entre les éléments, on peut également employer la variété :
perlucidus.
C’est le cas dans plusieurs zones visibles sur la photographie.
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Certaines portions montrent des bandes ou des rangées d’éléments nuageux.
Cela peut évoquer la variété :
Undulatus signifie :
ondulé.
Et là encore, nous retrouvons notre histoire de vagues atmosphériques.
Une couche d’air peut subir des oscillations.
Dans les zones où l’air monte :
Dans les zones où il redescend :
Vu depuis le sol, cette succession peut dessiner :
des bandes parallèles ou des rangées de petits nuages.
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C’est probablement la plus belle leçon de cette série.
L’air est transparent.
Ses mouvements nous échappent complètement.
Mais lorsque de la vapeur d’eau condense exactement dans certaines parties d’une onde atmosphérique :
le nuage dessine le mouvement de l’air à notre place.
En observant ces bandes, ces lentilles ou ces ondulations, nous ne regardons donc pas seulement de l’eau condensée.
Nous pouvons parfois observer :
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La troisième photographie révèle plusieurs structures superposées.
On y distingue :
Certains de ces filaments peuvent correspondre à des nuages élevés de type :
Cirrus
ou à des voiles très fins apparentés.
Plusieurs lignes particulièrement rectilignes sont également compatibles avec :
Lorsqu’une traînée persiste suffisamment longtemps dans une atmosphère froide et humide en altitude, elle peut progressivement :
L’être humain peut donc lui aussi, dans certaines conditions, ajouter momentanément quelques traits au tableau du ciel.
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Les météorologistes distinguent même les nuages directement produits ou transformés par l’activité humaine.
Une traînée de condensation persistante peut être intégrée à la famille des Cirrus d’origine anthropique.
Si elle évolue ensuite jusqu’à prendre une apparence plus naturelle et étendue, sa classification peut également évoluer.
Le ciel possède donc son vocabulaire…
même pour les nuages auxquels nous avons donné un petit coup de pouce !
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Pas nécessairement.
Et c’est ici que l’absence d’informations complémentaires impose de rester prudent.
Un Altocumulus lenticularis indique surtout :
Il n’est pas en lui-même un signe annonciateur de pluie ou d’orage.
De même, une nappe d’Altocumulus peut accompagner de nombreuses situations météorologiques différentes.
Pour savoir si une véritable dégradation approchait, il aurait été très utile de connaître :
• l’évolution du ciel durant les heures suivantes ;
• le sens de déplacement des nuages ;
• le vent au sol ;
• l’augmentation ou non de la couverture nuageuse ;
• l’apparition éventuelle de nuages de plus en plus épais.
Sans ces informations :
nous pouvons très bien identifier les structures du ciel, mais pas reconstruire avec certitude son scénario météorologique.
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La prochaine fois que vous voyez un nuage ressemblant à :
ou une lentille parfaitement lisse…
regardez-le attentivement pendant quelques minutes.
S’il :
semble rester presque au même endroit alors que d’autres nuages se déplacent,
vous tenez peut-être devant vous :
Et derrière cette jolie forme apparemment tranquille…
l’air peut circuler très rapidement.
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Sur un ciel composé de nombreux petits Altocumulus, cherchez :
Si cette organisation apparaît régulièrement, demandez-vous :
« Suis-je en train de voir une onde atmosphérique ? »
Petit à petit, le regard change.
Ce qui ressemblait auparavant à :
« plein de petits nuages »
devient :
la matérialisation d’une structure de l’atmosphère.
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On pourrait traduire cette matinée ainsi :
Depuis le jardin, le ciel pouvait sembler relativement calme.« Plusieurs kilomètres au-dessus du Cambrésis, l’atmosphère est organisée en couches. L’air y rencontre des zones stables et semble parcouru par des ondulations. Lorsque certaines parties de ces vagues montent suffisamment, l’humidité se condense et dessine des lentilles ou des bandes d’Altocumulus. Lorsque l’air redescend, les nuages s’évaporent à nouveau. »
Mais là-haut :
Le ciel ne nous montrait donc pas seulement des nuages.
Il nous montrait presque les vagues de l’air.
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Qu’est-ce que le ciel est en train de nous raconter ?

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Philippe
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Vos nuages : observer, identifier et comprendre ce que le ciel nous raconte.
Très belles photos
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
À première vue, ce sont de magnifiques gros nuages blancs sous un ciel bleu.
Mais regardons-les d’un peu plus près.
Certains ne se contentent plus de flotter tranquillement au-dessus de la campagne :
ils poussent franchement vers le haut.
Leurs sommets gonflent, se renouvellent, forment des tours blanches tandis que leurs bases deviennent beaucoup plus sombres.
Nous sommes ici devant un très bel exemple de :
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
La série montre principalement :
accompagnés de :
et de Cumulus moins développés à l’arrière-plan.
La grande cellule visible notamment sur la première photographie présente un développement vertical particulièrement important.
Elle pourrait être :
à proximité du stade Cumulonimbus calvus,
mais les photographies ne permettent pas de confirmer formellement ce passage.
Pourquoi cette prudence ?
Parce que les sommets restent encore, sur ces images :
principalement arrondis, gonflés et en forme de chou-fleur.
On ne distingue pas clairement la transformation fibreuse ou glacée du sommet qui permettrait d’identifier sans hésitation un véritable Cumulonimbus.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Le sommet d’un Cumulus congestus possède souvent une apparence extrêmement caractéristique.
Il forme :
• des tours blanches ;
• des bosses très nettes ;
• des protubérances successives ;
• des contours fortement éclairés ;
• une impression de bouillonnement.
Pourquoi ?
Parce que de l’air chaud et humide continue à monter vigoureusement à l’intérieur du nuage.
Chaque nouvelle protubérance blanche correspond en quelque sorte à :
une nouvelle poussée ascendante.
C’est donc un nuage que l’on peut presque regarder grandir à l’œil nu lorsqu’il est très actif.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Nous pouvons maintenant reprendre ce que nous avons commencé à apprendre avec les précédentes observations.
Un Cumulus peut évoluer par étapes.
Petit, peu épais, généralement associé au beau temps.
Il ressemble davantage à une petite galette cotonneuse.
Puis, si les ascendances deviennent plus vigoureuses :
Le nuage gagne davantage en hauteur.
Son développement vertical devient comparable à sa largeur.
Enfin :
Le nuage prend réellement de l’ampleur.
Il forme de puissantes tours pouvant atteindre plusieurs kilomètres d’épaisseur verticale.
Sur ces photographies, plusieurs cellules ont clairement atteint ce dernier stade.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Tout commence près du sol.
Le Soleil chauffe la surface de manière inégale.
Un champ, une route, une parcelle sombre ou une zone de sol particulièrement chaude peuvent réchauffer l’air situé juste au-dessus.
Cet air devient moins dense et commence à monter.
Un Cumulus apparaît.
Mais cette fois, l’atmosphère permet à la bulle d’air de continuer son ascension.
Elle reste suffisamment chaude par rapport à l’air environnant pour poursuivre sa montée.
Le nuage se développe donc :
verticalement.
Et lorsque cette alimentation devient puissante et durable, le petit Cumulus peut finir par devenir un véritable Cumulus congestus
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
La différence entre le sommet éclatant de blancheur et la base presque noire est spectaculaire.
Mais le nuage n’est évidemment pas composé de gouttelettes noires !
La couleur sombre vient surtout de son :
épaisseur considérable.
Dans une grosse cellule convective, la lumière du Soleil doit traverser une grande quantité de gouttelettes avant d’atteindre la base.
Une partie importante de cette lumière est :
• diffusée ;
• réfléchie ;
• absorbée indirectement dans le trajet optique.
La base reçoit donc beaucoup moins de lumière.
Elle paraît :
gris foncé, parfois presque noire.
Plus une cellule devient épaisse, plus ce contraste peut devenir impressionnant.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Lorsque vous observez un Cumulus présentant simultanément :
vous avez probablement devant vous :
un nuage convectif actif.
Et celui-là mérite d’être observé quelques minutes plus tard.
Pourquoi ?
Parce que son évolution peut être rapide.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Sa base se trouve généralement dans les basses couches de l’atmosphère, souvent :
sous environ 2 000 mètres sous nos latitudes.
Mais son sommet peut monter beaucoup plus haut.
Un Cumulus congestus vigoureux peut atteindre :
plusieurs kilomètres d’épaisseur verticale.
C’est justement ce qui le distingue du petit Cumulus de beau temps.
Il peut avoir les pieds relativement bas…
et la tête déjà très haut dans l’atmosphère.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Voilà la partie passionnante.
Si l’atmosphère est suffisamment instable et humide, et si l’ascendance continue à être alimentée, le Cumulus congestus peut poursuivre sa croissance.
Il peut alors évoluer vers :
À ce stade, le sommet commence progressivement à perdre son aspect parfaitement cotonneux.
Il devient :
• plus lisse ;
• moins nettement bourgeonnant ;
• progressivement blanchâtre et massif ;
• puis partiellement glacé.
Encore plus tard peut apparaître :
avec un sommet franchement :
fibreux.
Et parfois enfin :
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
C’est possible pour certaines cellules très développées…
mais je ne le retiendrais pas comme identification certaine.
La grosse masse de la première photographie possède déjà :
Mais il lui manque sur la photographie un critère vraiment décisif :
un sommet nettement glacé ou fibreux.
Je préfère donc conserver une identification rigoureuse :
Cumulus congestus très développé, possiblement proche du stade Cumulonimbus calvus.
En identification des nuages, savoir dire :
« probablement, mais pas suffisamment pour l’affirmer »
est aussi important que savoir donner un nom.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Oui.
Et c’est un point parfois méconnu.
Un Cumulus congestus suffisamment développé peut produire :
Il n’est donc pas nécessaire d’attendre qu’un véritable Cumulonimbus soit formé pour recevoir de la pluie.
Sous une cellule vigoureuse, on peut observer :
• des averses localisées ;
• de grosses gouttes ;
• parfois des précipitations relativement fortes ;
• éventuellement du grésil selon les conditions.
En revanche, l’activité électrique caractéristique de l’orage est associée au développement en Cumulonimbus.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
La partie située sous les gros nuages à gauche paraît particulièrement sombre.
Elle pourrait correspondre :
ou éventuellement :
La photographie seule ne permet pas de trancher suffisamment proprement.
Avec une observation du membre comme :
« on voyait un rideau gris descendre jusqu’au sol »
ou :
« une averse est arrivée ensuite »,
nous aurions pu aller beaucoup plus loin.
Sans cette information, mieux vaut rester prudent.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Depuis le sol, ces gros nuages donnent parfois une impression majestueuse et presque tranquille.
Pourtant, à l’intérieur d’un Cumulus congestus actif, les courants ascendants peuvent être très importants.
L’air monte en transportant :
La convection constitue donc une véritable :
machine verticale de transport de chaleur et d’humidité.
Le nuage ne flotte pas simplement dans le ciel.
Il fonctionne.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Les grandes surfaces agricoles peuvent participer au réchauffement différentiel du sol.
Après une période ensoleillée, certaines parcelles chauffent davantage que d’autres.
Elles peuvent ainsi favoriser localement :
des ascendances thermiques.
Mais attention :
la formation d’un Cumulus congestus dépend surtout de l’état général de l’atmosphère :
La campagne visible sur les photographies fournit donc le décor et participe aux échanges de chaleur près du sol…
mais elle ne suffit évidemment pas à expliquer à elle seule ces imposantes cellules.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Voici une observation particulièrement utile.
Regardez son sommet.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Devant un Cumulus congestus, dix minutes peuvent suffire à voir une transformation spectaculaire.
Photographiez-le.
Puis regardez-le de nouveau :
10 minutes plus tard.
S’il est beaucoup plus haut :
S’il possède de nouvelles tours :
S’il commence à s’étaler :
S’il devient fibreux :
S’il s’effondre :
Avec les nuages convectifs :
le film est souvent beaucoup plus instructif que la photographie.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Même sans connaître le vent ou l’évolution ultérieure, ces photographies nous donnent déjà plusieurs informations.
Elles montrent :
Certaines cellules restent modestes.
D’autres deviennent impressionnantes.
C’est typique d’un ciel où :
la convection travaille par endroits beaucoup plus efficacement qu’à d’autres.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Sans connaître :
nous ne pouvons pas dire avec certitude si ces Cumulus :
La photographie permet une bonne identification morphologique.
Mais l’évolution météorologique nécessite aussi l’histoire du nuage.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Face à un gros Cumulus, oubliez pendant quelques secondes sa taille générale.
Regardez uniquement :
son extrême sommet.
Posez-vous trois questions :
Ces trois petits indices permettent déjà de déterminer si vous regardez :
ou :
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On pourrait traduire cette scène ainsi :
Depuis le chemin de campagne, nous voyons :« Aujourd’hui, l’atmosphère permet à certaines bulles d’air chaud et humide de monter très haut. Plusieurs Cumulus restent modestes, mais certaines ascendances sont suffisamment puissantes pour construire de véritables tours nuageuses. L’une d’elles semble même approcher le seuil où le simple gros Cumulus peut commencer à devenir un nuage d’averse beaucoup plus organisé. »
de magnifiques masses blanches.
En réalité, nous assistons à :
et peut-être, pour les cellules les plus vigoureuses :
aux premières marches de l’escalier menant vers le Cumulonimbus.
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Observer • Identifier • Comprendre • Anticiper
Qu’est-ce que le ciel est en train de nous raconter ?

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